About me

Mais pourquoi t’être tourné vers la photographie ?

Te souviens-tu de ces premiers pas dans ce monde de l’image?

Toutes les vacances scolaires, je les passais chez mes grands-parents en face de l’ile d’Ouessant, dans le Finistère. Et, dans cette famille, ma famille, j’ai toujours vu mon grand-père avec un appareil photo à la main. Ce que je retiens c’est que son but était de se faire discret, telle une ombre, il était là, mais ne parlait pas et se faisait oublier.  
Mes oncles aussi aimaient la photo et vers l’âge de 13 ans, j’ai reçu mon premier appareil, un argentique sans avoir les moyens de développer les tirages. L’arrivée du numérique fut la solution. Mon premier appareil n’avait que 3 mégapixels, mais j’étais le plus heureux du monde, j’allais pouvoir photographier, effacer et recommencer afin de pouvoir progresser. 
Déjà passionné, je faisais des reportages durant les sorties scolaires. Puis on m’a offert le Kodak Easy Share, petit compact, avec une fonction manuelle et suffisamment d de pixels pour réaliser des tirages parfaits. C’était surtout pour moi, de nouvelles possibilités et de nouvelles choses à explorer. Le light painting, l’Astro, les poses longues, très longues et les amis. 
Il n’y avait plus de limite technique, mais c’est là que mon grand-père joua le rôle le plus important de ma vie !
Comme je vous disais plus haut, c’est lui qui m’a donné envie de faire de la photo, quand j’étais en vacances chez lui et que je prenais des photos, j’allais les lui montrer et il m’expliquait tout ce qui n’allait pas … (Pourquoi tu as coupé son regard ? Pourquoi tu as tout cet espace qui ne sert à rien ? La règle des tiers, les lumières les ombres….. )
Je ne me lassais pas de partir prendre des photos et revenir lui montrer, ce petit moment avec lui à apprendre la photographie était précieux. 
Au fur et à mesure, toutes mes économies passaient dans la photographie, mon premier reflex, un canon 350 D avec un 18-55 (qui m’a été volé quelque temps après) , mais vite remplacé par un mon premier reflex semi pro un Pentax K10 avec un 18 55 et un peu après un 70 300 que j’ai encore .
Avec cette appareil, je ne me suis jamais arrêté de photographier perfectionnant mes prises de vues, travaillant sur des séries. 
Et puis 2006, Années Fac (en Médiation Culturelle et Communication), les manifestations contre le Cpe, j’étais au plus près des événements, je couvrais avec passion ce phénomène de lutte.
Il s’en suivit avec un petit collectif une exposition « hors les murs » en collaboration avec cinq photographes de la fac, agrémenté de poésies et de récits.
L’exposition « dos au mur », qui a eu lieu à l’hôtel de région est ensuite devenue itinérante.
Un fil conducteur, des personnages de dos , une errance poétique permettant au visiteur de se raconter à travers les personnages . (street photo)
Ensuite j’ai fait des photos pour mes amis mes connaissances mes proches , des pochettes d’albums, des flyers, mes premiers shootings pour la compagnie Monstart, et la Compagnie Michelle Murray. Puis, nouveaux projets, emménagement à Bordeaux avec celle qui deviendra ma femme, Christine, nouvelle vie avec l’arrivée de notre petite Lola, qui m’a pris tout mon temps libre et j’ai adoré ça… Enfin, je me marie et réalise que le mariage « c’est pas si … »
La rencontre de Mona notre officiante, et la découverte de la cérémonie laïque, qui fut une superbe expérience fidèle à notre image, grâce à l’accompagnement de Mona.
  
Un an après, je décide de créer mon entreprise de Photographe et me lance dans la Photographie de Mariage.
 
Depuis ce jour j’ai l’immense honneur de faire un très beau métier où je m’efforce de rassurer, d’être là quand il le faut, et invisible le reste du temps.

E

Comment définis-tu ce métier de Photographe?

Ce métier a toujours été ma passion et je considère que vous assister et entrer dans votre cercle le plus intime l’espace de cette journée exceptionnelle est vraiment un véritable honneur. 
Une grande photographe Felicia Sisco m’avait dit cette phrase « Je suis photographe depuis 40 ans et je n’ai pas devié de ma démarche, raconter simplement l’histoire et sublimer l’élégance. » et c’est ma vision de la photographie de mariage.

Quelles sont les qualités nécessaires pour réussir dans ce milieu? 

Pour réussir dans la photo, je ne sais pas vraiment, je me dis que si tu fais ça avec humilité et passion tout simplement, c’est déjà une bonne voie.


Nous avons demandé à Sébastien de nous parler d’une photo


J’aime le rythme de cette photo tel une vague qui nous emporte, elle n’est pas nette mais je l’ai gardée car sa signification et bien plus forte.

En premier plan, on y voit Esther, son grand sourire, dans une fougue insouciante, heureuse, avec David en second plan, qui la suit, tenant son poignet levé fièrement ! Ensuite seulement, on remarque son autre main fermée, comme un signe de victoire, tel un enfant.

“Sa devise : Good Vibes Only !”